Nom de l’Objet:

Tête de fontaine

Localisation:

Madrid, Espagne

Musée conservant l’objet:

Musée archéologique national

Date de l’objet:

Seconde moitié du Xe siècle (339-390 H / 950-1000 J.-C.)

N° d’inventaire Musée:

1943/41L1

Matériau(x) / Technique(s):

Bronze, fonte à la cire perdue, gravé et surdoré.

Dimensions:

H. 32,3 cm, L. 31,5 cm

Période / Dynastie:

Omeyyade d’al-Andalus, période califale

Provenance:

Cordoue.

Description:

Petite sculpture de bronze surdoré en forme de biche. C'est une figure à l'aspect fragile et disproportionné. Presque toute sa surface est recouverte par une délicate ornementation végétale de type oriental (fleurs de lotus inscrites dans des cercles) qui la font paraître vêtue d'un riche tissu. À en juger par les restes visibles dans les sillons de la gravure et diverses parties du corps, la pièce devait être entièrement dorée.
Les formes simples du corps, les traits de la face et les pattes, terminées en disques, extrêmement courtes par rapport au corps, rappellent les représentations d'animaux qui apparaissent sur la céramique fatimide.
Cette sculpture servait sans doute de tête de fontaine, étant donné que, hormis les pattes, le corps est creux et que le ventre est percé d'un orifice destiné à permettre le passage de l'eau, qui devait jaillir en cascade par la bouche.
La présence de l'eau dans les jardins omeyyades était un signe de prospérité, de luxe et de bien-être. Les fontaines étaient un élément esthétique important dans les palais islamiques d'Occident, notamment en al-Andalus. Cette biche était probablement accompagnée d'autres animaux de bronze.

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Comment date et origine ont été établies:

Par analyse stylistique. Bien que la biche de Madrid soit plus petite et moins stylisée, elle présente de claires similitudes avec d'autres pièces trouvées au Xe/XVIe siècle parmi les ruines du palais de Madinat al-Zahra. L'une d'elles se trouve au Musée archéologique de Cordoue. La seconde, disparue au début du XIXe du monastère de Guadalupe où elle avait été déposée, a été récemment récupérée et se trouve depuis 1997 au Musée national du Qatar.

Mode d’acquisition par le musée:

Acheté le 3 février 1940 par le Musée archéologique national.

Mode d’établissement de la provenance:

Certains chercheurs pensent que cette pièce a pu être importée de l'Égypte fatimide. Cependant, le fait qu'elle ait été découverte dans la province de Cordoue et ses grandes ressemblances avec les cerfs de Cordoue et du Qatar suggèrent que les trois sculptures ont été produites, sinon par le même atelier, du moins dans une même aire géographique d'al-Andalus, où les ateliers de travail du métal étaient extrêmement actifs.

Bibliographie sélective:

Camps Cazorla, E., “Un nuevo ciervo califal de bronce”, Archivo Español de Arte, Madrid, 1943, pp. 212-222.
Camps Cazorla, E., “Ciervo califal de bronce”, Adquisiciones del Museo Arqueológico Nacional (1940-1945), Madrid, 1947.
Gómez Moreno, M., El arte árabe español hasta los almohades. Arte mozárabe, Ars Hispaniae, vol. III, Madrid, 1951, p. 336.
El esplendor de los omeyas cordobeses (catalogue d'exposition), Grenade, 2001.
Zozaya, J., “Importaciones casuales en al-Andalus”, Actas IV. Congreso de Arqueología Medieval española, vol. I, Alicante, 1993, p. 125.

Citation de cette page web:

Margarita Sánchez Llorente "Tête de fontaine" in Discover Islamic Art , Museum With No Frontiers, 2018. http://www.museumwnf.org/thematicgallery/thg_galleries/database_item.php?itemId=objects;ISL;es;Mus01;1;fr&id=sculptures

Fiche rédigée par: Margarita Sánchez LlorenteMargarita Sánchez Llorente

Margarita Sánchez Llorente cursó estudios de Historia del Arte y Psicología en la facultad de Filosofía y Letras de la Universidad Complutense de Madrid, obteniendo la licenciatura en 1974.Tras realizar numerosos cursos de posgrado en museología y documentación del patrimonio histórico-artístico y arqueológico, le fueron concedidas varias becas de investigación en museística. De 1989 a 2000 trabajó en el Museo Arqueológico Nacional, en la gestión y documentación de los proyectos de la Unión Europea: EMN (European Museum Network), RAMA (Remote Access to Museum Archives) y –como colaboradora del departamento de Antigüedades Egipcias y del Próximo Oriente– Champollion. Ha participado en numerosos coloquios y encuentros internacionales y publicado varios artículos sobre las nuevas tecnologías aplicadas a la documentación en los museos.

Édition: Rosalía AllerRosalía Aller

Rosalía Aller Maisonnave, licenciada en Letras (Universidad Católica del Uruguay), y en Filología Hispánica y magíster en Gestión Cultural de Música, Teatro y Danza (Universidad Complutense de Madrid), ha obtenido becas de la Agencia Española de Cooperación Internacional y la Universidad Nacional de Educación a Distancia de Madrid, así como el Diplôme de Langue Française (Alliance Française), el Certificate of Proficiency in English (University of Cambridge) y el Certificado Superior en inglés y francés (Escuela Oficial de Idiomas de Madrid). Profesora de Estética de la Poesía y Teoría Literaria en la Universidad Católica del Uruguay, actualmente es docente de Lengua Castellana y Literatura en institutos de Enseñanza Secundaria y formación del profesorado en Madrid. Desde 1983, ha realizado traducción y edición de textos en Automated Training Systems, Applied Learning International, Videobanco Formación y El Derecho Editores. Integra el equipo de Museo Sin Fronteras desde 1999 y ha colaborado en la revisión de los catálogos de “El Arte Islámico en el Mediterráneo”. Así mismo, ha realizado publicaciones sobre temas literarios y didácticos, ha dictado conferencias y ha participado en recitales poéticos.

Traduction par: Benito Pelegrín (de l'espagnol)
Édition: Margot Cortez

N° de travail MWNF : SP 01