Nom de l’Objet:

Astrolabe

Localisation:

Madrid, Espagne

Musée conservant l’objet:

Musée archéologique national

Date de l’objet:

459 H / 1067 J.-C.

Artists:

Ibrahim ibn Saïd al-Sahali.

N° d’inventaire Musée:

50762

Matériau(x) / Technique(s):

Laiton fondu et gravé.

Dimensions:

Ø 24, 2 cm, ép. maximale 1, 9 cm

Période / Dynastie:

Royaumes de Taïfa, dynastie de Banu Di-l-Nun (423-478 de l’Hégire / 1032-1085 J.-C.)

Provenance:

Tolède.

Description:

Astrolabe planisphérique fabriqué en laiton et composé de quatre pièces principales : une caisse ou “mère” qui contient cinq lames correspondant à cinq latitudes, un filet ou “araignée” avec des indicateurs pour vingt-quatre étoiles et une alidade. Sur l'envers, également appelé “dos”, il y a un calendrier zodiacal et une échelle altimétrique appelée “carré d'ombres”. Les astrolabes sont des instruments à usages multiples qui permettent de calculer la position du soleil et des étoiles ; ils servent de calendrier, d'horloge, d'instrument de mesure des hauteurs et des distances ; ils ont été employés pour la navigation jusqu'au moment où ils ont été remplacés par le quadrant. Ils étaient très utiles pour le calcul du temps, de jour comme de nuit, et pour fixer les heures de prière.
Cet instrument a été fabriqué à Tolède par l'astrolabiste Ibrahim ibn Saïd al-Sahali, dont le nom figure au dos sur une inscription en caractères arabes, de même que la date d'exécution, l'année 459 (1067 J.-C.). On conserve deux autres astrolabes et un globe céleste signés du même artisan. Celui du Musée archéologique national présente toutes les caractéristiques des astrolabes andalous, qui furent fameux à l'époque du califat et que l'on a continué à fabriquer dans les différents royaumes taïfas, comme dans le cas de Tolède.

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Comment date et origine ont été établies:

Au dos figure une inscription avec la date : “Au mois de chaaban de l'an 459” (1067 J.-C.).

Mode d’acquisition par le musée:

L'astrolabe est entré au Musée archéologique national en 1867 en provenance de la Bibliothèque nationale.

Mode d’établissement de la provenance:

Au dos figure le nom de la ville où il fut fabriqué, Tolède.

Bibliographie sélective:

García Franco, S., Catálogo crítico de astrolabios existentes en España,Madrid, 1945, pp. 229-235.
King, D. A., “Andalusi Astronomical Instruments”, Al Andalus. The Art of Islamic Spain (Jerrilyn D. Dodds éd.), New York, 1992, pp. 376-383.
Samsó, J., Islamic astronomy and medieval Spain, Hampshire, 1994.
Vernet, J. et Samsó, J., Instrumentos astronómicos en la España medieval: su influencia en Europa, Santa Cruz de la Palma, 1985, pp. 80-81.
Viladrich, M., “Astrolabios andalusiés”, El legado científico andalusí, Madrid, 1992, pp. 53-65.

Citation de cette page web:

M.ª del Carmen Alonso Rodríguez "Astrolabe" in Discover Islamic Art , Museum With No Frontiers, 2017. http://www.museumwnf.org/thematicgallery/thg_galleries/database_item.php?itemId=objects;ISL;es;Mus01;17;fr&id=scientific_objects

Fiche rédigée par: M.ª Del Carmen Alonso RodríguezM.ª del Carmen Alonso Rodríguez

María del Carmen Alonso Rodríguez es arqueóloga. En la actualidad está vinculada, como colaboradora, al Departamento de Ciencias y Técnicas Historiográficas de la Universidad Complutense de Madrid. Ha participado en numerosos proyectos de investigación, entre los que figura el estudio de las alfarerías romanas en la bahía de Cádiz. También ha sido miembro de proyectos europeos en los que ha tomado parte el Museo Arqueológico Nacional, como los denominados RAMA (Remote Access to Museum Archives), RACE y Champollion. Entre sus trabajos recientes, ha publicado estudios de las antigüedades ingresadas en las colecciones reales españolas en el siglo XVIII y de las excavaciones patrocinadas por Carlos III en las ciudades de Pompeya, Herculano y Estabias.

Édition: Rosalía AllerRosalía Aller

Rosalía Aller Maisonnave, licenciada en Letras (Universidad Católica del Uruguay), y en Filología Hispánica y magíster en Gestión Cultural de Música, Teatro y Danza (Universidad Complutense de Madrid), ha obtenido becas de la Agencia Española de Cooperación Internacional y la Universidad Nacional de Educación a Distancia de Madrid, así como el Diplôme de Langue Française (Alliance Française), el Certificate of Proficiency in English (University of Cambridge) y el Certificado Superior en inglés y francés (Escuela Oficial de Idiomas de Madrid). Profesora de Estética de la Poesía y Teoría Literaria en la Universidad Católica del Uruguay, actualmente es docente de Lengua Castellana y Literatura en institutos de Enseñanza Secundaria y formación del profesorado en Madrid. Desde 1983, ha realizado traducción y edición de textos en Automated Training Systems, Applied Learning International, Videobanco Formación y El Derecho Editores. Integra el equipo de Museo Sin Fronteras desde 1999 y ha colaborado en la revisión de los catálogos de “El Arte Islámico en el Mediterráneo”. Así mismo, ha realizado publicaciones sobre temas literarios y didácticos, ha dictado conferencias y ha participado en recitales poéticos.

Traduction par: Benito Pelegrín (de l'espagnol)
Édition: Margot Cortez

N° de travail MWNF : SP 29