Nom de l’Objet:

Fragment de frise

Localisation:

Alger, Algérie

Musée conservant l’objet:

Musée national des antiquités et des arts islamiques

Date de l’objet:

296-467 H / 909-1074 J.-C.

N° d’inventaire Musée:

II.S.275

Matériau(x) / Technique(s):

Plâtre local (timchent) sculpté.

Dimensions:

L. 50 cm, l. 28 cm, ép. 5,5 cm

Période / Dynastie:

Rostémides de Sédrata

Provenance:

Sédrata.

Description:

Fragment de frise en timchent (plâtre local) sculpté à décor épigraphique, géométrique et floral composé de deux registres séparés par trois cadres. Le premier cadre est formé de cercles troués répétés, les deux autres de filets plats séparés par un grènetis constitué d'une alternance de petits carrés et d'évidements. Le décor épigraphique, qui meuble le premier registre, consiste en une inscription en caractères coufiques du mot “baraka” (bénédiction), répété trois fois, le dernier étant incomplet. Dès le début de l'ère hégirienne, le mot “baraka” fut utilisé comme inscription sur des plats en céramique, des jarres, des ustensiles en cuivre, des éléments architecturaux, etc.

Le deuxième registre consiste en un réseau de losanges. En dessous apparaît un petit fragment de feuille lobée et stylisée, probablement partie d'un troisième registre à décor floral.

La sculpture était pratiquée à l'aide d'une lame en fer exécutée sur du timchent alors qu'il était encore mou. Selon H. Saladin, ce plâtre local élaboré à partir de la pierre calcaire propre à la région était “appliqué sur des murs en pisé ou en moellons”.

L'ornementation géométrique de ce panneau rappelle celle que les Romains et les Byzantins d'Afrique du Nord gravaient sur des reliquaires, des éléments architecturaux, des autels, etc.

Ce fragment faisait partie d'une de ces longues frises courant au sommet du mur tout au long de la pièce pour marquer la limite entre le plafond et la décoration qui ornait le reste du mur.

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Comment date et origine ont été établies:

étude du décor épigraphique portant des caractères coufiques qui peuvent, selon G. Marçais, remonter au “XIe siècle [Ve siècle H] et s'apparentent à ceux de Kairouan”.

Mode d’acquisition par le musée:

Dépôt archéologique (fouilles van Berchem, 1952).

Mode d’établissement de la provenance:

Fragment découvert dans un palais à Sédrata d'après le rapport publié dans les Comptes rendus de l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1952.

Bibliographie sélective:

Bermúdez Pareja, J., “Crónica arqueológica de la España musulmana”, Al-Andalus, vol. XX, 1955, pp. 407-452.

Marçais, G., L'architecture musulmane d'Occident, Paris, 1954.

Saladin, H., Manuel d'art musulman. L'architecture, Paris, 1907.

Van Berchem, M., “Deux campagnes de fouilles à Sédrata en Algérie”, Comptes rendus de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, 1952, pp. 242-246.

Van Berchem, M., “Deux campagnes de fouilles à Sédrata (1951-1952)”, Travaux de l'Institut de recherches sahariennes, t. X, 1953, pp. 123-138.

Citation de cette page web:

Houria Cherid "Fragment de frise" in Discover Islamic Art , Museum With No Frontiers, 2018. http://www.museumwnf.org/thematicgallery/thg_galleries/database_item.php?itemId=objects;ISL;dz;Mus01;25;fr&id=sculptures

Fiche rédigée par: Houria CheridHouria Cherid

Titulaire d'un magister en archéologie islamique (1992), enseignante à l'Institut d'archéologie de l'université d'Alger de 1992 à 1999, conservateur du patrimoine archéologique et historique au Musée national des antiquités de 1994 à 2002, puis conservateur en chef à partir de 2002, Houria Cherid est chef du service Labo-photo, département Animation et Documentation au Musée national des antiquités. Elle a publié de nombreux articles dans les Annales du Musée national des antiquités et prépare actuellement un doctorat en archéologie islamique.

Édition: Margot Cortez

N° de travail MWNF : AL 38